Les États généraux de l’information, c’est quoi ?

Les États généraux de l’information ont été lancés à l’initiative du président de la République en juillet 2023 dans l’objectif d’établir un diagnostic sur les enjeux liés à l’information et de proposer des actions concrètes qui pourront se déployer aux plans national, européen et international. Ces États généraux se dérouleront entre octobre 2023 et mai 2024.

Les sujets traités sont donc nombreux. Impact des innovations technologiques sur l’information, conditions d’exercice du métier de journaliste, développement de l’éducation aux médias et à l’information, modèle économique et régulation du secteur des médias, ingérences et manipulations de l’information… figurent ainsi au nombre des thématiques soumises à la réflexion de toutes et tous.

Les États généraux sont conduits par un comité de pilotage indépendant, présidé par Bruno Lasserre, ancien vice-président du Conseil d’État, comprenant Christophe Deloire, secrétaire général de l’association Reporters sans frontières et délégué général des EGI, Nathalie Collin, Camille François et Anne Perrot. Le comité de pilotage s’appuie sur une équipe permanente coordonnée par Maxence Langlois-Berthelot, rapporteur général. Des groupes de travail thématiques assisteront le comité de pilotage qui travaillera à partir d’octobre 2023 jusqu’en mai 2024 à l’élaboration d’une liste de recommandations répondant aux enjeux de l’avenir de l’information.

Les citoyennes et citoyens seront également associés à la démarche, d’abord par le biais d’une plateforme numérique ouverte à toutes et tous puis par la tenue de journées délibératives visant à approfondir les recommandations. Le Conseil économique, social et environnemental, troisième assemblée de la République, est chargé de l’organisation de la participation citoyenne.

 

En savoir plus sur les États généraux de l’information

Le Conseil économique, social et environnemental (CESE) est partenaire des États généraux de l’information. Assemblée des organisations de la société civile, le CESE remettra un avis par sa Commission Éducation, Culture et Communication. Conformément à sa mission de carrefour de la participation citoyenne, le CESE s’est vu confier la mission de définir et de mettre en œuvre la méthode de recueil des contributions citoyennes, qui viendront nourrir les travaux des groupes de travail et du comité de pilotage des EGI.

Qu’est-ce que le Conseil économique, social et environnemental (CESE) ?

Troisième assemblée constitutionnelle de la République, le CESE est un rouage essentiel à notre démocratie. Il conseille le Gouvernement et le Parlement et participe à l’élaboration des politiques publiques dans ses champs de compétences.

Le CESE regroupe 175 membres, femmes et hommes de terrain, désignés par les corps intermédiaires (associations, syndicats de salariées et salariés, organisations patronales…).

Depuis la réforme de 2021, le CESE s’est vu confier de nouvelles missions permettant notamment à la participation citoyenne d’enrichir utilement ses travaux.

La participation citoyenne s’organisera en deux étapes :

1. Une plateforme numérique (octobre – novembre 2023) : ouverte à tous, cette plateforme permettra de recueillir les contributions, avis et propositions concrètes ainsi que les attentes des Françaises et Français en matière d’information. Cette plateforme a vocation à nourrir et enrichir les travaux des groupes de travail et des journées délibératives.

2. Des journées délibératives (fin janvier – début février 2024) : Des citoyennes et citoyens tirés au sort parmi les participantes et participants à la plateforme seront invités à approfondir les pistes de réflexions issues de la consultation en ligne et à formuler des recommandations à l’attention des groupes de travail des États généraux, avec qui ils débattront. Ces journées se tiendront à Paris, au Palais d’Iéna, siège du CESE.  En savoir plus sur les journées délibératives.

 

Les contributions reçues sur la plateforme feront l’objet d’un travail de synthèse. Les synthèses thématiques seront remises aux groupes de travail des États généraux de l’information dès le mois de novembre 2023. Ces derniers les étudieront afin de nourrir, d’enrichir ou d’intégrer directement les contributions reçues à leurs travaux thématiques. Dans un premier temps, les groupes de travail étudieront les contributions relevant de la phase de diagnostic ou d’état des lieux, qui feront l’objet d’une restitution avant la fin de l’année.

À l’issue des journées délibératives qui se tiendront en février 2024, les recommandations et propositions d’actions concrètes issues de la consultation en ligne et des journées délibératives seront remises aux États généraux de l’information. Les groupes de travail thématiques expliqueront les arbitrages qu’ils auront réalisés sur la base de ces contributions : les propositions qu’ils avaient déjà identifiées, les propositions ajoutées à leur rapport ou encore les propositions écartées. Ils reviendront vers les participants afin d’expliciter ces arbitrages.

Les États généraux de l’Information donneront lieu à une synthèse qui fera l’objet d’une publication qui sera officiellement remise au président de la République et au parlement.